Le mal des transports

Le mal des transports
A l’heure où les départs en vacances vont débuter, nous avons tous en tête le cauchemar que peut devenir un voyage lorsque nous ou l’un de nos proches, sommes atteints du mal des transports. Pourtant quelques conseils simples pourraient nous permettre d’éviter cela et de partir en vacances l’esprit plus léger. 
 

La cinétose, ou quand le cerveau perd le Nord…

Tout commence par un concept assez simple. L’équilibre du corps est assuré par trois mécanismes que sont la vue, le toucher (ou proprioception) et les canaux circulaires situés dans l’oreille interne. 
Lorsque l’on est dans un bateau ou à l’arrière d’une voiture en mouvement, ces déplacements sont perçus par les récepteurs de l’oreille interne. De même, et à plus forte raison en cas de forte mer ou de route sinueuse, les récepteurs tactiles situés sous nos pieds ou en contact avec le siège perçoivent également les mouvements du véhicule.  
Pourtant, si l’on regarde à l’intérieur du véhicule, tout semble immobile. C’est le désaccord entre ces trois sens qui crée un stress physiologique au niveau de l’organe qui centralise toutes  ces données : le cerveau.

Nausées, sueurs, pâleurs…Les problèmes commencent

Nous l’avons vu, le mal des transports est dû à une inadéquation des informations reçues par le cerveau. En réponse à ces informations contradictoires, celui-ci active alors les neurones de son système parasympathique, responsable de l’ensemble des symptômes qui vont suivre.
En effet, l’hyperactivation de ce système nerveux entraîne plusieurs effets automatiques. Les sécrétions de salive et de sueur augmentent, les pupilles rétrécissent (myosis), le rythme cardiaque ralentit et les vaisseaux sanguins se contractent, entraînant une pâleur cutanée. 
Mais le pire est à venir. L’activation du système parasympathique provoque également une mobilisation du tractus digestif. Le transit intestinal s’accélère, les sécrétions gastriques s’accentuent, et les sphincters digestifs se relâchent, de la même manière que lorsque l’on se prépare à manger. Mais si ce phénomène dure trop longtemps, alors apparaissent les nausées pouvant provoquer des vomissements.

Quelques conseils pour un voyage plus serein

Avant le départ, pensez à prendre une légère collation. Les erreurs à ne pas commettre seraient de ne rien manger, ou à l’inverse de prendre un repas trop copieux ou trop riche en matières grasses. Buvez également une boisson sucrée que vous pourrez emporter pendant le trajet en cas de problème. L’hypoglycémie, bien que rare, est en effet une des complications possibles du mal des transports. 
Pendant le trajet, évitez les activités vous obligeant à fixer votre regard à l’intérieur du véhicule. La lecture ou les jeux vidéo ne sont ainsi pas conseillés si l’on est sensible au mal des transports. A l’inverse, le mieux est de fixer un point extérieur au véhicule qui remettra en adéquation les informations reçues par le cerveau. 
Essayez de vous placez aux point les plus stables du véhicule. Dans un bateau, placez-vous au centre où les mouvements de roulis sont les moins intenses. De même à bord d’une voiture, préférez une place à l’avant ou au centre du véhicule. Enfin, essayez d’avoir une conduite la plus souple possible, évitant les virages, les freinages et les accélérations trop brusques.
Soyez surtout attentifs aux premiers symptômes annonciateurs, notamment la sueur, la pâleur et l’hypersalivation. Pour les enfants, vous serez alertés par un calme et un silence anormal. Si vous ne pouvez pas faire une pause, la priorité sera de limiter les éléments pouvant perturber davantage le cerveau. Evitez par exemple les agressions thermiques, olfactives ou sonores. A l’inverse, essayez de parler d’autre chose et de ne pas focaliser votre attention sur vos nausées. Chez les enfants, essayez de les faire participer à des jeux en lien avec l’environnement. Vous pouvez par exemple leur faire dire à voix haute de quel côté sera le prochain virage ou le prochain tangage. 
 

Des solutions pour vous aider

Malgré ces recommandations, certaines personnes particulièrement sensibles restent vulnérables. Plusieurs solutions existent dans ce cas, y compris en préventif.
Des médicaments, les antihistaminiques, pris une heure avant le trajet, ont fait la preuve de leur efficacité. MERCALM® et NAUSICALM® en sont les spécialités les plus connues. Attention cependant aux effets de somnolence qu’ils peuvent entraîner. On évitera aussi de prendre ces médicaments en cas d’asthme, de glaucome, et de troubles prostatiques. Ils sont contre-indiqués chez les enfants de moins de 6 ans, la femme enceinte, et en cas d’allaitement.
Parmi les méthodes plus douces, on retiendra notamment la spécialité homéopathique COCCULINE®. Celle-ci existe sous forme de comprimés à laisser fondre sous la langue ou de doses  à prendre la veille du trajet et une heure avant.  ARKOGELULES® propose aussi des gélules de Gingembre que l’on peut conseiller chez la femme enceinte. Enfin, les bracelets SEA-BAND®, particulièrement adaptés pour les enfants, mettent à profit les principes de l’acuponcture pour prévenir les troubles du mal des transports. Placés au niveau du poignet, ils doivent être gardés durant tout le trajet.
 
Pris dès les premiers symptômes, VOGALIB® peut être un antiémétique de choix afin d’éviter les vomissements. Sa forme de comprimés à laisser fondre sous la langue lui octroie en effet un délai d’action relativement faible.  Il est en revanche contre-indiqué chez les enfants de moins de 6 ans et les femmes enceintes ou allaitantes.
 
Pour finir et être complet, SCOPODERM® se présente sous la forme de patchs à placer derrière l’oreille et à conserver durant tout le trajet. Ce médicament n’est néanmoins délivrable que sur prescription médicale et donc réservé aux personnes les plus à risque.
 
A.BERNARD
Docteur en pharmacie
 
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